Compte rendu de la session d’été 2020

Au cours de la session d’été, les Chambres fédérales ont traité un certain nombre de questions ayant un rapport avec la prise en charge au troisième âge: le contre-projet à l’initiative sur les soins infirmiers, l’intégration d’un article expérimental dans la LAMal et le rejet de la révision de la loi fédérale sur le service civil.

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Offre élargie dans le canton de Berne

Il faut former davantage d’assistants socio-éducatifs à l’accompagnement des personnes âgées pour faire face au vieillissement de la population. L’organisation du monde du travail santé-social de la partie germanophone du canton de Berne a donc été chargée de développer l’offre de formation à ce métier dans les institutions. Ce mandat émane de la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration, en étroite concertation avec la Direction de l’instruction publique et de la culture.

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De nouvelles recherches permettent de clarifier la terminologie

Après la publication en 2018 de l’inventaire des actions nécessaires pour la prise en charge au troisième âge, le «Guide pour une bonne prise en charge au troisième âge» apporte les clarifications nécessaires sur la terminologie et formule les exigences d’une mise en œuvre de qualité.

Le guide pourra être téléchargé à partir du 17 mars. Nous acceptons volontiers les précommandes d’exemplaires imprimés à l’adresse suivante: betreuung-im-alter@weissgrund.ch.

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Après la publication en 2018 de l’inventaire des actions nécessaires pour la prise en charge au troisième âge, le «Guide pour une bonne prise en charge au troisième âge» apporte les clarifications nécessaires sur la terminologie et formule les exigences d’une mise en œuvre de qualité.

Le guide pourra être téléchargé à partir du 17 mars. Nous acceptons volontiers les précommandes d’exemplaires imprimés à l’adresse suivante: betreuung-im-alter@weissgrund.ch.

Augmentation rapide de la demande d’une bonne prise en charge

Compte tenu du double vieillissement – de plus en plus de personnes vivent de plus en plus longtemps – le besoin de prise en charge augmente, tant à domicile que dans les établissements médico-sociaux, les maisons de retraite ou les hôpitaux. Cette situation est exacerbée par le fait que de moins en moins de proches sont disponibles pour s’occuper de cette prise en charge.

Définition imprécise de la prise en charge

Le prise en charge et les soins des personnes âgées ainsi que le financement garanti de la prévoyance vieillesse sont des thèmes centraux de la politique vieillesse en Suisse. La loi fédérale sur l’assurance-maladie fait la distinction entre les prestations de soins et de prise en charge. Pour les soins, des prestations légalement accessibles à toutes les personnes en Suisse ont été définies. Ce faisant, il a été négligé de définir plus en détail également les caractéristiques de la prise en charge et de réguler son financement.

Dans les discussions sur la santé et la politique sociale, l’accent est souvent mis sur les soins tandis que la prise en charge est bien souvent considérée comme annexe. Et fréquemment, la prise en charge et les soins ne sont que vaguement différenciés.

Absence de régulation des exigences de qualité et du financement

Une bonne prise en charge est le résultat de la coopération entre les aidants bénévoles et professionnels. A domicile, les soins sont principalement fournis par des proches, des amis et des voisins. Si l’environnement social fait défaut ou si les proches ont eux-mêmes besoin d’aide, certaines offres de prise en charge émanant d’organisations privées ou publiques sont certes disponibles. En règle générale, les personnes concernées doivent cependant les payer elles-mêmes. Tout le monde ne peut pas se le permettre et le secteur public ne fournit pas un soutien financier suffisant.

Dans les maisons de retraite et de soins, les soins sont financés par la taxe d’encadrement et fournis par des mesures d’activation et d’emploi. Les prestations couvertes par la taxe ne sont pas clairement définies. La question de savoir si les offres tiennent réellement compte des exigences en matière de bonne prise en charge et des besoins des résidents reste elle aussi ouverte.

Il est donc nécessaire de clarifier ce que l’on entend par une bonne prise en charge et comment le système social et les institutions suisses intègrent la prise en charge dans une structure de soutien globale pour les personnes âgées. Pour que la Suisse puisse permettre aux personnes de vieillir en bonne santé et de manière autonome et de participer à la société, il est indispensable que la prise en charge bénéficie également de la reconnaissance sociale qu’elle mérite.

Les auteurs: Carlo Knöpfel et Riccardo Pardini de la Haute Ecole Spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) et Dr phil. Claudia Heinzmann, aplica.

Coopération des fondations éditrices: Fondation Age, Fondation Beisheim, MBF Foundations, Pour-cent culturel Migros, Fondation Paul Schiller et Fondation Walder. SwissFoundations a apporté son soutien organisationnel à la coopération.

Situation des revenus des personnes âgées en Suisse – nouvelle étude sur le revenu disponible des personnes âgées

Quels sont les impacts de la hausse des coûts de prise en charge et des soins sur le portefeuille des retraité(e)s? La fondation Paul Schiller et huit fondations caritatives font la lumière sur cette question. Une étude de la Haute école de travail social FHNW, initiée et financée par les fondations et publiée hier à Berne, montre que les coûts de prise en charge et des soins à la charge des patients reviennent particulièrement cher aux classes moyennes. Selon le lieu de résidence, il existe également des différences frappantes en termes de revenu disponible. Pour la première fois, les coûts de prise en charge et des soins sont présentés au niveau individuel. Cette perspective est importante car les personnes âgées assument elles-mêmes la majeure partie de ces coûts.

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Quels sont les impacts de la hausse des coûts de prise en charge et des soins sur le portefeuille des retraité(e)s? La fondation Paul Schiller et huit fondations caritatives font la lumière sur cette question. Une étude de la Haute école de travail social FHNW, initiée et financée par les fondations et publiée hier à Berne, montre que les coûts de prise en charge et des soins à la charge des patients reviennent particulièrement cher aux classes moyennes. Selon le lieu de résidence, il existe également des différences frappantes en termes de revenu disponible. Pour la première fois, les coûts de prise en charge et des soins sont présentés au niveau individuel. Cette perspective est importante car les personnes âgées assument elles-mêmes la majeure partie de ces coûts.

Chacun a le droit de vieillir dans la dignité. Cela inclut une bonne prise en charge abordable. Contrairement aux coûts des soins, les coûts de prise en charge sont en grande partie assumés par les ménages eux-mêmes. Par son engagement sur le long terme, la fondation Paul Schiller souhaite faire de la prise en charge au troisième âge et de sa qualité un sujet de discussion et renforcer le débat – dans les milieux spécialisés, en politique, dans l’administration et dans le débat public. Les résultats de l’étude montrent qu’il existe des différences considérables en termes de situation financière et de revenu disponible des retraité(e)s en fonction de leur canton de résidence. Les coûts de prise en charge et des soins à la charge des patients à domicile ou en institution reviennent particulièrement cher aux classes moyennes.

En Suisse, nous avons un système de sécurité sociale grâce auquel peu de personnes sont aujourd’hui laissées pour compte. Il convient cependant de mettre l’accent sur les coûts de prise en charge nécessaires pour rester chez soi ou résider dans un contexte institutionnel. Cela inclut également les questions d’accès à la prise en charge et de qualité des prestations.

Avec cette étude, menée conjointement par neuf fondations – une nouveauté dans le paysage des fondations – les fondations donatrices alimentent avec de nouvelles données le discours autour de la mutation sociale. Cette étude a été dirigée par le professeur Carlo Knöpfel. Regroupées sous l’égide de SwissFoundations, les fondations ont chargé l’Institut pour la planification sociale, le changement organisationnel et le développement urbain de la Haute école de travail social FHNW de mener l’étude «Situations des revenus des personnes âgées en Suisse». Le sujet très discuté de la prise en charge et des soins au troisième âge y est analysé du point de vue du ménage individuel, une perspective rarement adoptée au sein du débat général. L’étude vise à apporter une contribution au débat public nécessaire sur le développement futur de nos assurances sociales.

Soutenues par SwissFoundations, les fondations suivantes sont impliquées: Fondation Age, Fondation Beisheim, Fondation Emma Schaub, Fondation Ernst Göhner, Fondation Leenaards, Pour-cent culturel Migros, Fondation Paul Schiller, Société suisse d’utilité publique et Fondation Walder.

Les études de l’OFSP le montrent: la prise en charge non financée représente un défi majeur pour les personnes concernées

Fin octobre et début novembre, l’Office fédéral de la santé publique a publié un total de neuf études ((www.bag.admin.ch/betreuende-angehoerige-programmteil1)) sur le thème des proches aidants. Certaines de ces études contiennent également des constats hautement intéressants concernant la prise en charge des personnes âgées. Et confirment que le besoin d’agir est pressant.

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Fin octobre et début novembre, l’Office fédéral de la santé publique a publié un total de neuf études ((www.bag.admin.ch/betreuende-angehoerige-programmteil1)) sur le thème des proches aidants. Certaines de ces études contiennent également des constats hautement intéressants concernant la prise en charge des personnes âgées. Et confirment que le besoin d’agir est pressant.

Une enquête de grande échelle auprès de la population montre ceci: en Suisse, au moins un demi-million de personnes s’occupent actuellement de leurs proches, soit une personne sur 13. Les tâches les plus fréquemment mentionnées sont les tâches financières et administratives, la coordination et la planification, l’aide au quotidien et au ménage ainsi que le soutien émotionnel et social. Les résultats montrent également que pour une bonne moitié de ces personnes, l’aide offerte ne répond pas à leurs besoins. L’étude montre ainsi le recours généralisé à la prise en charge bénévole et la nécessité de développer davantage l’offre de prise en charge afin de mieux soulager ces personnes.

Un coup d’œil sur les cantons montre que les spécialistes responsables aimeraient voir encore davantage de campagnes, par exemple à l’occasion de la Journée des proches aidants. Ils attendent de la part du gouvernement fédéral des travaux stratégiques et davantage de financement pour les années à venir. Ils soulignent également que l’accent doit être davantage mis sur les communes, de nombreux éléments importants pour la prise en charge étant de leur ressort. L’étude souligne ainsi l’importance du travail de communication et de l’interaction entre les différents niveaux fédéraux.

Du point de vue de la prise en charge des personnes âgées, l’étude sur la viabilité financière est particulièrement révélatrice . Elle examine douze exemples réels très différents de prise en charge – cinq d’entre eux avec une prise en charge de personnes âgées. D’une part, les calculs montrent avec éloquence à quel point l’impact sur les portefeuilles des familles diffère selon leur canton de résidence. Et elle formule une conclusion claire, à savoir que le problème est le financement non sécurisé de la prise en charge: «Les résultats montrent que les problèmes de viabilité financière (…) ne découlent guère des coûts des soins au sens strict et des prestations médicales (…). Un point beaucoup plus grave est souvent que les coûts de la prise en charge, de la présence et de la surveillance nécessaires ne sont couverts par aucune assurance sociale.»

Est-il indispensable d’épargner pour les soins dans les vieux jours?

L’émission «Forum» sur SRF 1 a mis en lumière des questions controversées sur les soins aux personnes âgées lors d’un entretien entre Jérôme Cosandey, responsable de la politique sociale chez Avenir Suisse, et Carlo Knöpfel, professeur de travail social à la Haute Ecole Spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse: faut-il une assurance obligatoire des soins? Ou faut-il une obligation d’épargne à partir de 55 ans, avec un compte d’épargne privé pour les soins, compte qui pourrait être hérité?

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Manifeste sur la démence des personnes concernées

En Suisse, environ 155 000 personnes sont atteintes de démence. Un à trois proches par malade sont impliqués dans l’accompagnement, les soins et l’assistance. S’y ajoutent également des dizaines de milliers de spécialistes engagés. Ils sont tous confrontés au quotidien à la maladie et à ses conséquences. Dans un manifeste, l’organisation Alzheimer Suisse appelle à un meilleur cadre réglementaire pour les personnes atteintes de démence en Suisse.

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La question du logement préoccupe le plus

La ville de Zurich développe une nouvelle stratégie pour les personnes âgées. Du 19 juin au 19 juillet 2019, la population a pu s’exprimer en ligne sur différents sujets et faire part de ses idées et inquiétudes. Environ 1200 contributions et commentaires ont été reçus. Le thème qui a préoccupé le plus les participants est celui des «Logements pour seniors». Les résultats du sondage, les détails de la stratégie de la ville de Zurich pour les personnes âgées et les prochaines étapes sont disponibles sous «En savoir plus».

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Directives pour le Spiritual Care dans les soins palliatifs

Palliative ch souhaite promouvoir l’intégration du Spiritual Care dans le système de santé suisse et en particulier dans les soins palliatifs. La société spécialisée a maintenant publié des directives sur le Spiritual Care basées sur les connaissances actuellement disponibles. Ces directives, qui s’adressent en premier lieu aux spécialistes, précisent les conditions cadres, les conditions préalables et les limites et indiquent les possibilités de développement et les modèles de Spiritual Care interprofessionnel.

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La prise en charge intéresse des candidats de tous les partis

Des hommes et femmes politiques suisses de tous les partis veulent s’engager en faveur du financement de la prise en charge et de la garantie de la qualité de la prise en charge proposée. 66% des personnes interrogées considèrent toutefois que prise en charge est synonyme de soins. Cela indique bien que la prise en charge n’est pas encore appréhendée dans son ensemble. En août, environ 160 candidats ou membres du parlement national de tous les partis ainsi que d’autres personnes impliquées dans le domaine ont participé à cette petite enquête de la Fondation Paul Schiller. (en allemand seulement)

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